0
fr
US
WSMUS
83496197
Votre panier est vide.
Menu

Immunosénescence : une étude clinique révèle une piste prometteuse

2026-09-09

L’immunosénescence constitue aujourd'hui l'un des grands défis de la recherche sur la longévité. Une récente étude clinique aurait justement identifié un composé naturel susceptible d'agir sur certains marqueurs du vieillissement immunitaire.

✦ À retenir Les points essentiels de cet article
  • L'immunosénescence désigne le vieillissement progressif du système immunitaire.
  • Ce phénomène constitue aujourd'hui un enjeu majeur de la recherche en santé et en longévité.
  • Une étude clinique récente suggère que l'urolithine A pourrait améliorer plusieurs marqueurs associés au vieillissement immunitaire.
  • L’urolithine A agirait notamment en soutenant le fonctionnement des mitochondries des cellules immunitaires.
  • L'activité physique, le sommeil, un microbiote équilibré et certains nutriments contribuent également au fonctionnement normal du système immunitaire avec l’âge.

Le rôle de l’urolithine A dans le vieillissement immunitaire

Pourquoi le vieillissement du système immunitaire est-il devenu un enjeu majeur ?

Qu’est-ce que l’immunosénescence ?

L’immunosénescence désigne l’ensemble des modifications qui touchent progressivement le système immunitaire au cours du vieillissement (1). Il est important de préciser qu’il ne s’agit pas d’une simple baisse des défenses immunitaires, mais bien d’un véritable remodelage de leur fonctionnement. On observe ainsi que certaines réponses immunitaires deviennent moins efficaces, tandis que d’autres, au contraire, s’intensifient.

Pourquoi apparaît-elle avec l’âge ?

L'immunosénescence résulte de la conjonction de plusieurs mécanismes biologiques qui se précipitent avec l’âge, parmi lesquels (2) :

  • un vieillissement des cellules souches hématopoïétiques, à l'origine de l'ensemble des cellules sanguines, dont les cellules immunitaires ;
  • une altération du fonctionnement des mitochondries, qui diminue la production d'énergie nécessaire aux cellules immunitaires ;
  • une augmentation du stress oxydatif qui inflige des dommages cellulaires ;
  • des modifications du microbiote intestinal, qui influencent le développement et la régulation du système immunitaire ;
  • certains changements hormonaux et métaboliques.

Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Ce remodelage immunitaire se traduit plus concrètement par (3) :

  • une moindre diversité des lymphocytes T, qui réduit la capacité à reconnaître de nouveaux agents pathogènes ;
  • l'accumulation de cellules immunitaires sénescentes ou "épuisées", et donc dysfonctionnelles ;
  • une augmentation de l'inflammation chronique de bas grade, aussi connue sous le nom d’inflammaging ;
  • une réponse immunitaire moins efficace face aux infections.

Pourquoi l’immunosénescence passionne-t-elle autant les chercheurs en longévité ?

Mieux comprendre les mécanismes de l'immunosénescence est aujourd'hui considéré comme un levier majeur pour favoriser un vieillissement en bonne santé. L’objectif n’est plus seulement de compenser le déclin des défenses immunitaires, mais d’agir en amont sur les processus biologiques qui en sont à l'origine.

La santé mitochondriale, la sénescence cellulaire, l'inflammation chronique de bas grade et le renouvellement des cellules immunitaires figurent à ce jour parmi les principales pistes explorées. C'est dans ce contexte que l'urolithine A, un composé naturel, a retenu l’attention de la communauté scientifique.

L'urolithine A semble améliorer des marqueurs du vieillissement immunitaire, d'après une étude clinique

Pourquoi l'urolithine A intéresse-t-elle les chercheurs ?

L'urolithine A est un métabolite produit par certaines bactéries du microbiote intestinal à partir des ellagitannins, des polyphénols présents notamment dans la grenade, les noix et certaines baies (4). Tous les individus ne sont toutefois pas capables d'en produire naturellement en quantité suffisante, du fait des nombreuses variabilités inhérentes à la composition du microbiote.

Depuis plusieurs années, cette molécule suscite un intérêt croissant dans le domaine du vieillissement cellulaire, en raison de sa capacité potentielle à soutenir la santé mitochondriale et à stimuler la mitophagie (processus par lequel les cellules éliminent et recyclent leurs mitochondries endommagées) (5).

-À retrouver dans Urolithin A, complément d’urolithine A issu d’un extrait de grenade.

Une étude clinique apporte des résultats encourageants

Parce qu'elle pourrait agir sur certains mécanismes biologiques impliqués dans l'immunosénescence, notamment la santé mitochondriale, l'urolithine A a fait l'objet d'un essai clinique randomisé, en double aveugle et contrôlé contre placebo (6). Les conclusions de cette étude, publiées en octobre 2025 dans Nature Aging, portent sur 50 adultes en bonne santé âgés de 45 à 70 ans.

Pendant 28 jours, les participants ont reçu soit 1 000 mg d'urolithine A par jour, soit un placebo. Les scientifiques ont ensuite évalué plusieurs marqueurs du vieillissement immunitaire, notamment la composition des populations de cellules immunitaires, leur métabolisme énergétique et différents paramètres liés aux mitochondries.

Les conclusions suggèrent que la supplémentation en urolithine A pourrait impacter favorablement plusieurs marqueurs associés à l'immunosénescence. Les participants supplémentés présentaient notamment une augmentation de populations de lymphocytes T CD8+ au profil plus « jeune » et moins épuisé. Ceux-ci présentaient par ailleurs une meilleure aptitude à oxyder les acides gras, signe d'un métabolisme énergétique plus performant, ainsi qu'une biogenèse mitochondriale accrue, c'est-à-dire une capacité renforcée à produire de nouvelles mitochondries.

Les analyses ont par ailleurs mis en évidence une hausse de certaines populations de cellules NK et de monocytes non classiques ainsi qu’une modulation de plusieurs voies biologiques impliquées dans l'inflammation et le métabolisme énergétique.

+14,7 points Capacité des lymphocytes T CD8+ à utiliser les acides gras comme source d'énergie
+0,5 point Lymphocytes T CD8+ au profil plus « jeune »

Résultats observés dans un essai clinique randomisé, en double aveugle, contrôlé contre placebo, mené auprès de 50 adultes en bonne santé âgés de 45 à 70 ans, supplémentés pendant 28 jours avec 1 000 mg/j d'urolithine A.

Des études de plus grande ampleur et sur des durées plus longues restent toutefois nécessaires pour confirmer ces premiers résultats.

-Des arguments qui plaident en faveur d'une supplémentation avec Urolithin A, qui est déjà sous sa forme active.

Quels autres leviers pour préserver son système immunitaire avec l'âge ?

Si certaines molécules comme l'urolithine A font aujourd'hui l'objet de recherches prometteuses, elles ne constituent qu'un des leviers potentiels pour préserver sa fonction immunitaire avec l’âge. Le mode de vie reste en effet un facteur déterminant, auquel peuvent s'ajouter certains nutriments et composés étudiés.

Rester physiquement actif

Il est aujourd'hui bien établi qu'une activité physique régulière soutient notre immunité (7). Elle est associée à une diminution de l'inflammation chronique de bas grade (inflammaging) et à un vieillissement plus harmonieux des défenses immunitaires. Inutile, pour autant, de viser la performance : la marche rapide, le vélo, la natation ou le renforcement musculaire, intégrés au quotidien, suffisent déjà à produire des effets bénéfiques.

Prendre soin de son sommeil

Le sommeil joue un rôle essentiel dans la régulation de la réponse immunitaire (8). C'est notamment pendant les phases de sommeil profond que l'organisme coordonne une partie de ses mécanismes de récupération et de défense.

À l'inverse, un manque de sommeil chronique est associé à un dérèglement des réponses immunitaires et à une augmentation des marqueurs inflammatoires. Il est donc important de maintenir une durée et une qualité de sommeil suffisantes pour conserver un fonctionnement immunitaire optimal au fil des années.

Miser sur certains nutriments et composés étudiés

Au-delà des habitudes de vie, plusieurs nutriments et composés naturels concentrent un intérêt croissant dans le domaine du vieillissement immunitaire.

Le zinc, par exemple, est un oligo-élément essentiel qui contribue au fonctionnement normal du système immunitaire ainsi qu’à la protection des cellules contre le stress oxydatif (9). Il intervient notamment dans la prolifération et la différenciation des lymphocytes, ainsi que dans l'activité de certaines enzymes impliquées dans les réponses immunitaires. On le trouve notamment dans les huîtres, les viandes, les œufs ou les légumineuses. Lorsque les apports restent insuffisants, une supplémentation peut être envisagée.

-Le complément Zinc Orotate fournit du zinc sous une forme hautement assimilable par l’organisme.

La vitamine D intervient elle aussi dans le fonctionnement normal du système immunitaire. Ses récepteurs sont exprimés par de nombreuses cellules immunitaires, ce qui explique l'intérêt croissant des chercheurs pour son rôle supposé dans la modulation des réponses immunitaires innées et adaptatives (10). Principalement synthétisée sous l'effet des rayons du soleil, elle se cantonne malheureusement à quelques rares aliments, comme les poissons gras ou le jaune d'œuf. Les carences restent donc assez fréquentes.

-Puissamment dosé, Vitamin D3 5000 IU élève rapidement les taux circulants de vitamine D, analyses sanguines à l’appui.

La lactoferrine est une glycoprotéine naturellement présente dans le lait maternel (dont le colostrum), mais aussi dans les larmes, la salive ou encore certaines cellules immunitaires. D'abord étudiée pour sa capacité à se lier au fer et à limiter ainsi la croissance de certains micro-organismes pathogènes, elle est aujourd'hui reconnue comme un acteur important de l'immunité innée (11). Les recherches suggèrent qu'elle pourrait réguler la production de cytokines, favoriser le recrutement de cellules immunitaires sur les sites d'inflammation et contribuer au maintien de l'équilibre du microbiote.

-Lactoferrin mise sur une lactoferrine purifiée extraite de protéines de petit-lait.

Enfin, des associations de composés dits sénolytiques, comme la quercétine ou la fisétine, s’inscrivent dans la lignée des recherches sur l’élimination des cellules sénescentes et le vieillissement en bonne santé (12).

-Senolytic Complex réunit les actifs incontournables de la recherche sur la sénescence cellulaire et la longévité : fisétine, quercétine, extrait de thé noir, vitamine C, bromélaïne...

Préserver un microbiote diversifié

Le microbiote intestinal entretient un dialogue permanent avec le système immunitaire. Les milliards de micro-organismes qui le composent participent au développement et à la maturation de certaines cellules immunitaires, tout en contribuant à réguler les réponses inflammatoires (13).

Maintenir une flore intestinale saine et diversifiée passe avant tout par adopter une alimentation riche en fibres et en végétaux (fruits, légumes, légumineuses...), qui favorise la croissance et l’implantation de bactéries bénéfiques (14).

Lorsque cet équilibre est perturbé, certaines souches probiotiques peuvent également constituer un soutien précieux dans le cadre d'une stratégie globale visant à préserver la santé du microbiote (15).

-Les probiotiques multi-souches Probio Forte et Full Spectrum Probiotic Formula couvrent volontairement un large spectre de micro-organismes pour encourager cette diversification.

Le conseil SuperSmart

Références

  1. Montoya-Ortíz G. Immunosenescence. In: Anaya JM, Shoenfeld Y, Rojas-Villarraga A, et al., editors. Autoimmunity: From Bench to Bedside [Internet]. Bogota (Colombia): El Rosario University Press; 2013 Jul 18. Chapter 11. Available from: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK459430/
  2. Goyani P, Christodoulou R, Vassiliou E. Immunosenescence: Aging and Immune System Decline. Vaccines (Basel). 2024 Nov 23;12(12):1314. doi: 10.3390/vaccines12121314. PMID: 39771976; PMCID: PMC11680340.
  3. Liu Z, Liang Q, Ren Y, Guo C, Ge X, Wang L, Cheng Q, Luo P, Zhang Y, Han X. Immunosenescence: molecular mechanisms and diseases. Signal Transduct Target Ther. 2023 May 13;8(1):200. doi: 10.1038/s41392-023-01451-2. PMID: 37179335; PMCID: PMC10182360.
  4. Kuerec AH, Lim XK, Khoo AL, Sandalova E, Guan L, Feng L, Maier AB. Targeting aging with urolithin A in humans: A systematic review. Ageing Res Rev. 2024 Sep;100:102406. doi: 10.1016/j.arr.2024.102406. Epub 2024 Jul 11. PMID: 39002645.
  5. Faitg J, D'Amico D, Rinsch C, Singh A. Mitophagy Activation by Urolithin A to Target Muscle Aging. Calcif Tissue Int. 2024 Jan;114(1):53-59. doi: 10.1007/s00223-023-01145-5. Epub 2023 Nov 5. PMID: 37925671; PMCID: PMC10791945.
  6. Denk, D., Singh, A., Kasler, H.G. et al. Effect of the mitophagy inducer urolithin A on age-related immune decline: a randomized, placebo-controlled trial. Nat Aging 5, 2309–2322 (2025). https://doi.org/10.1038/s43587-025-00996-x
  7. Wang J, Zhao W, Ding J, Li Y. The effect of physical activity on anti-infection immunity: a review. Health Inf Sci Syst. 2025 Jul 23;13(1):45. doi: 10.1007/s13755-025-00360-8. PMID: 40717906; PMCID: PMC12287504.
  8. Besedovsky L, Lange T, Haack M. The Sleep-Immune Crosstalk in Health and Disease. Physiol Rev. 2019 Jul 1;99(3):1325-1380. doi: 10.1152/physrev.00010.2018. PMID: 30920354; PMCID: PMC6689741.
  9. Wessels I, Maywald M, Rink L. Zinc as a Gatekeeper of Immune Function. Nutrients. 2017 Nov 25;9(12):1286. doi: 10.3390/nu9121286. PMID: 29186856; PMCID: PMC5748737.
  10. Aranow C. Vitamin D and the immune system. J Investig Med. 2011 Aug;59(6):881-6. doi: 10.2310/JIM.0b013e31821b8755. PMID: 21527855; PMCID: PMC3166406.
  11. Actor JK, Hwang SA, Kruzel ML. Lactoferrin as a natural immune modulator. Curr Pharm Des. 2009;15(17):1956-73. doi: 10.2174/138161209788453202. PMID: 19519436; PMCID: PMC2915836.
  12. Wang Y, He Y, Rayman MP, Zhang J. Prospective Selective Mechanism of Emerging Senolytic Agents Derived from Flavonoids. J Agric Food Chem. 2021 Oct 27;69(42):12418-12423. doi: 10.1021/acs.jafc.1c04379. Epub 2021 Oct 18. PMID: 34662116.
  13. Wiertsema SP, van Bergenhenegouwen J, Garssen J, Knippels LMJ. The Interplay between the Gut Microbiome and the Immune System in the Context of Infectious Diseases throughout Life and the Role of Nutrition in Optimizing Treatment Strategies. Nutrients. 2021 Mar 9;13(3):886. doi: 10.3390/nu13030886. PMID: 33803407; PMCID: PMC8001875.
  14. Fu J, Zheng Y, Gao Y, Xu W. Dietary Fiber Intake and Gut Microbiota in Human Health. Microorganisms. 2022 Dec 18;10(12):2507. doi: 10.3390/microorganisms10122507. PMID: 36557760; PMCID: PMC9787832.
  15. Mazziotta C, Tognon M, Martini F, Torreggiani E, Rotondo JC. Probiotics Mechanism of Action on Immune Cells and Beneficial Effects on Human Health. Cells. 2023 Jan 2;12(1):184. doi: 10.3390/cells12010184. PMID: 36611977; PMCID: PMC9818925.

Partager

Commentaires

Vous devez être connecté à votre compte pour pouvoir laisser un commentaire.

Cet article n'a pas encore été commenté, soyez le premier à donner votre avis

Paiement Sécurisé
34 Années d'Expérience
Satisfait ou Remboursé
Envoi Rapide